MONTHELIE


Orientation
1 – Croix de la Jolie


Latitude :  46° 59' 29,74" N
Longitude : 4° 45' 48,57" E

Altitude : 257,4 m
Taille : 3,40 m


Inscription sur le piédestal :

A LA MEMOIRE
D’ETIENNE MONTHELIE
PROPRIETAIRE ET MAIRE A MONTHELIE
ET DE LOUISE MONTHELIE
SON EPOUSE
1865
Étienne Monthelie est décédé en 1868 à 76 ans et Louise Monthelie en 1877 à 78 ans. Contrairement à ce que laisserait penser l’inscription sur la croix « à la mémoire », ils étaient encore vivants quand elle a été construite en 1865. Étienne Monthelie a été maire du village pendant 28 ans, depuis 1840 jusqu’à sa mort.
Cette croix se trouve à un carrefour, sur l’angle d’une propriété. Pour être au niveau du chemin, le piédestal est juché sur un soubassement appareillé de 1,50 m de hauteur.
Le fût a été brisé près de sa base, puis réparé.






Orientation
2 - Croix du cimetière

Latitude :  46° 59' 33,89" N
Longitude : 4° 45' 58,85" E

Altitude : 286 m
Taille : 3,80 m

Sur le dé, on lit la date de réfection de la croix : 1804. La face opposée du dé montre une autre date, plus ancienne et moins lisible : 1716 ?
C’est une croix à double face : le croisillon montre le Christ en croix sur la face occidentale, et sur la face orientale une sculpture (altérée) de la Vierge portant l’enfant Jésus sur son bras droit. La Vierge est debout, les pieds posés sur un croissant de lune, selon ce que dit l'Apocalypse (Ap 12, 1).
On remarque le beau piédestal octogonal surmonté d’une large corniche carrée.









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3 - Croix de Patassot


Latitude : 47° 00' 18,20" N
Longitude : 4° 45' 44,22" E

Altitude : 333,30 m
Taille : 3,30 m

Cette croix porte le nom du lieu-dit dans lequel elle est implantée. Elle présente un piédestal qui paraît plus rustique et plus ancien que le fût. Peut-être a-t-elle été abattue à la Révolution et rétablie ensuite, ce qui expliquerait que le fût actuel porte la date de 1804.
Inscription à la base du fût, sur deux faces :

Georges Gerbault, originaire de Bouze, mort à 82 ans en 1813, et Nicolas Gerbault son fils, mort à 85 ans en 1855, étaient deux propriétaires vignerons de Monthelie.
Le sommet du fût a été renforcé par un cerclage de fer. Un croisillon de petite taille, en forme de croix grecque, couronne le tout.

Le piédestal est un bloc de forme irrégulière et curieuse, présentant sur le dessus une sorte de gouttière transversale, et une cupule creusée dans la pierre (environ 9 x 12 cm, et 8 cm de profondeur).
Serait-ce une de ces cupules décrites sur certaines croix pour le dépôt de quelques pièces destinées aux porteurs du cercueil, quand le trajet du défunt comportait un arrêt auprès de la croix ? Ou un bénitier ?
Cette croix n'est pas en très bon état. Malgré le cerclage de fer, le croisillon ne paraît pas bien fixé et penche dangereusement. Le monument lui-même est difficile à trouver sur un terrain envahi par les broussailles.






4 - Croix de la rue du Château-Gaillard
Orientation


Latitude : 46° 59' 29,51" N
Longitude : 4° 46' 09,00" E

Altitude : 291,50
Taille : 3,90 m

Cette croix, installée dans le renfoncement d’un mur de clôture, est à l'écart de la voie publique et a sans doute été construite sur une parcelle de terrain privé cédée par son propriétaire.
Date sur le dé : 1840
Inscription sur le piédestal :
O CRUX
AVE
SPES UNICA
(Salut ô croix, unique espérance, extrait de l’hymne Vexilla regis)


Une autre inscription figure au dos du piédestal, difficile à voir :
A LA MEMOIRE DE
JEANNE MELLOT
EPSE GALLETTE
1824-1877

Probablement, le socle actuel est un réemploi de pierre tombale, récupérée on ne sait où par le tailleur de pierre. Ces noms sont inconnus à l’état civil de Monthelie au XIXe siècle.
Les quatre lignes sont tracées sur deux pierres différentes. Ainsi, on n’est pas sûr qu’elles s’appliquent à la même personne, d’autant plus que la pierre inférieure est à l’envers !

Contrairement au cas le plus fréquent, on aurait une croix ancienne dotée d’un piédestal plus récent. Des gens assez fortunés pour s’offrir une belle tombe de pierre en 1877 sont restés inhumés probablement au moins 30 ans, et ce n’est sans doute guère avant 1910 que le piédestal de la croix a été refait avec les débris de cette tombe. Le précédent piédestal a pu être dégradé par le gel ou par un accident.

Le croisillon, moins ouvragé que le fût, semble lui aussi plus récent.
C’est donc le fût qui parait être la partie la plus ancienne et la plus intéressante de cette croix. Avec son décor d'étoiles à cinq pointes et son chapiteau à volutes divisé par une lancette verticale, il n’est pas sans rappeler fortement la croix Brugnot de Pommard.

L'étoile supérieure, celle qui se trouve inscrite dans un cercle, a subi une légère rotation : elle n'est pas dans l'alignement vertical du fût.



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5 - Croix des Pestiférés

Latitude :  46° 59' 56,12" N
Longitude : 4° 45' 29,51" E

Altitude : 370,80 m
Taille : 2,25 m

La croix au moment de sa bénédiction
Les vestiges de la croix en 2016, avant sa restauration
Le croisillon de l'ancienne croix, déposé à l'église de Monthelie

Abattue, réduite à quelques pierre éparses, oubliée, cette croix ancienne implantée sur la colline du Frémont a été repérée sur un terrain en friche par Bernard Roy, qui a notamment retrouvé sur place quelques morceaux du croisillon, maintenant conservés dans l’église du village. La présence sur le site d’autres blocs à côté du bloc principal fait penser à un piédestal à l’origine plus monumental ou à un ensemble architectural plus complexe.

Le creux du piédestal où était fixé le fût a reçu récemment une autre croix, cette fois-ci en bois, habilement confectionnée par les habitants du village. Elle a été bénie par le père Dominique Garnier le 27 mai 2017. Monthelie est maintenant paré pour affronter la prochaine épidémie de peste !
En effet, la particularité la plus intéressante de cette croix est son nom, transmis par la tradition. On sait que les épidémies de peste ont régulièrement frappé la France depuis le milieu du XIVe siècle jusqu’au XVIIIe siècle. On connaît d’assez nombreuses « croix de peste » ou « croix des pestiférés » érigées pendant cette période, dont plusieurs se trouvent en Bourgogne. Probablement, celle de Monthelie est l’une d’entre elles. Elles étaient censées garantir les populations de la peste, ou faciliter la guérison des malades qui se mettaient sous sa protection. Elles pouvaient aussi être érigées après une épidémie, et certaines d’entre elles signalent l’emplacement où ont été inhumés les corps des victimes.
Ces croix de peste sont souvent « écotées », ou « à écots », c’est-à-dire que le fût simule un tronc simplement ébranché et non pas équarri. Le départ des branches coupées rappellerait les bubons pesteux des malades. On peut voir des croix de ce type dans la région à Chaudenay ou à Charrecey (71). Si des fouilles pratiquées sur le site de Monthelie permettaient de retrouver d’autres fragments, il serait intéressant d’y chercher la présence possible de ces écots.
 
Croix de Charrecey, avec son fût à écots
La croix en 2018




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6 - Croix des Hauts Brins

Latitude :  46° 59' 43,78" N
Longitude : 4° 46' 10,83" E

Altitude : 309,30 m
Taille : 3,50 m


Inscription sur le piédestal :
FAMILLE BOUZERAND
LE 1ER DECEMBRE 1885
O CRUX AVE SPES
UNICA
(Salut ô croix, unique espérance, extrait de l’hymne Vexilla regis)


Le croisillon est renforcé en son centre par un disque.
Le piédestal est installé sur une marche carrée monolithique.
Cette croix a été érigée en bordure d’une propriété viticole. Quand on se trouve sur le chemin, sa vue est gênée par un muret de ciment destiné à canaliser les eaux de ruissellement, qui masque la partie inférieure.



7 - Une croix disparue : la croix de Marjolet

Michel Barastier indique l'existence d'une croix à l'entrée de la métairie de Marjolet, qui aurait été démolie et remplacée par un poteau électrique.






ANNEXE : le dépliant des croix de Monthelie





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